Coming-out

Coming-out
Je suis lesbienne...
Les l
ecteurs les plus avertis s'en seront sans doute rendu compte. J'y fais allusion à plusieurs reprises au milieu de mes (trop) longs textes.
J'ai l'a
ir de l'assumer comme ça mais tout est plus facile, bien caché derrière son ordinateur. Pour vous dire, il n'y a que ma mère qui sait. Ni ma s½ur, ni mon père ne sont au courant. Parmi mes amis, les plus récents le savent. Les plus anciens... certains sont au courant mais pas les autres. Ce n'est pas que j'aie peur de leur réaction. Je leur fais confiance. Seulement... je ne sais pas...

Quand on
y pense, ça n'a rien de très facile à assumer. Eh oui, même aujourd'hui dans notre société si tolérante l'homosexualité n'est qu'à moitié acceptée. Remarquez, c'est toujours plus facile pour une femme.
On s
e dit qu'elle ne se trouve pas assez belle pour un homme...
On pe
nse qu'elle n'a pas trouvé un homme assez attentionné...
On imagine qu'avec un bon coup de trique elle changera d'avis dans la seconde...
C'est
dur pour un homme de penser qu'il n'est pas le centre du monde. Chaque fois que j'ai dû dire à un garçon que j'étais lesbienne, la première question a toujours été : « tu as été déçue par les hommes ? ». Désolée messieurs, je ne fais pas ma vie en fonction des hommes... justement...

Une au
tre question récurrente : « depuis quand es-tu lesbienne ? »
Je le suis s
ans doute depuis la naissance. Certains penseront à un autre âge... je ne démentirai pas. Le plus important n'est pas de savoir depuis quand je le suis mais depuis quand je le sais et depuis quand je l'admets.
Je l'admets de
puis... je ne l'admets pas encore totalement. Pour vous dire la vérité, dès qu'une fille vient me parler je me liquéfie totalement. Plus timide que moi tu meurs ! Je suis une véritable catastrophe !
Je le sai
s depuis... j'avais 19 ans. Ne vous méprenez pas, j'avais des doutes avant. Mais je n'ai été sûre de moi qu'à 19 ans. Vous allez avoir droit à un scoop, ô lecteurs anonymes. Personne n'a jamais su ce que je vais vous dire. Même Elle. Nous parlions tous les soirs sur Internet. Nous nous retrouvions vers 22h et nous ne nous quittions que quand je devais aller en cours le lendemain matin. Nous parlions de tout et de rien. Nous philosophions, nous riions. Pendant des heures en tête à tête. Chaque fois que mon réveil sonnait et que je devais éteindre l'ordinateur, mon c½ur se serrait. Elle avait 18 ans, vivait à Paris. Je ne sais même pas à quoi elle ressemblait. Elle est arrivée un jour en message privé et m'a demandée si j'étais lesbienne. Je lui ai dit que je ne savais pas. Elle ne m'a jamais reposé la question. Elle aurait peut-être dû...
Certains ne comprendront pas mais il a fallut que nos chemins se séparent après 2 ans de discussions quotidiennes pour que je me rende compte que je l'aimais. Y'a des jours comme ça on se sent con. Pour vous dire, ça fait 3 ans et j'ai toujours son numéro dans mon portable. Chaque fois que je fais du tri... je le laisse. Je ne sais même pas s'il marche encore et je n'essaierai pas. Voilà en tout cas comme j'ai su.
Depuis, j'e
ssaie de comprendre. Chaque fois je rajoute une pièce au puzzle. Je remonte dans mes souvenirs et je vois les choses différemment. Pourquoi toutes mes copines étaient amoureuses de Nicolas dans Hélène et les Garçons alors que moi j'adorais Johanna ? Pourquoi je me souviens parfaitement du visage de Manuela Lopez alors que je ne l'ai pas revue depuis la fin du Club Dorothée ? Pourquoi j'ai toujours imaginé que Nicky Larson était mon grand frère et rien d'autre ? Pourquoi ai-je ési troublée quand je me suis rendue compte que le garçon super mignon dans le film était en fait... une fille ? Pourquoi mon amoureux de CP était si fin et avait-il une voix si haut-perchée ? Pourquoi c'est avec ma voisine que je voulais jouer au docteur ?
Cert
ains diront que je me fais des idées, que mon état d'esprit actuel déforme mes souvenirs. C'est possible. Mais je ne pense pas. Le film avec la fille troublante s'appelle Le secret de Bear Mountain. J'avais 10 ans et je m'en souviens encore. La gamine principale passe dans une rue et voit un gamin frapper un autre. L'autre se barre, reste le gamin. Et là je me dis hmm mignon. Et le gamin lève les yeux et c'est une fille. Et là je me dis hmm mignonne. Et là je me demande ce qui m'arrive. Voilà comment tout à vraiment commencé. Depuis que j'ai 10 ans je me demande ce que je suis. Aujourd'hui je le sais. Je ne l'admets pas encore. Non pas que j'en ai honte attention... juste je ne me sens pas prête à « passer à l'acte ». Un jour peut-être...

Voilà... ce
(vraiment trop) long post servira peut-être à faire réfléchir certains hétéros qui prennent un malin plaisir à se moquer des homos. La vie est tellement facile quand on est hétéro. On est « normal ». On ne se pose pas de question. Imaginez juste une minute que vous deviez passer 10 ans de votre vie à vous demander si vous êtes normal. Imaginez que vous deviez mettre de côté ce que vous ressentez pour une copine de classe parce que justement c'est une copine et que vous savez que ce n'est pas « normal ». Imaginez que vous deviez passer votre vie à agir entre ce que vous sentez et ce que vous dicte la norme... je ne suis pas sûre que tout le monde en soit capable...

Merci de
votre attention.
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# Posté le dimanche 20 janvier 2008 21:09

Hommage...

Hommage...
Aujourd'hui est mort un grand homme... ceci n'est pas un canular... Carlos est mort.
C
e type aussi à nous faire rire et chanter des chansons débiles quand nous étions gamins. Il a parrainé Dorothée qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui (peuttre pas un bon exemple)...
Toujours est-il qu'avec sa mort s'en va une partie de mon enfance et peuttre aussi une partie de la vôtre...

Alors merci Carlos... tu me manqueras.
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# Posté le jeudi 17 janvier 2008 17:02

J'aime écrire...

J'aime écrire...
J'aime inventer la vie, la mienne et celle des autres. Je crée un monde dans ma tête - réel ou non - et quand il devient assez précis, que je le maîtrise assez pour pouvoir y convier tout le monde, je le décris. J'aime écrire toutes sortes d'histoires. Des romans, des nouvelles, des poèmes de temps en temps.
Ma toute première nouvelle, je l'ai écrite à 6 ans et je l'ai reprise 4 ans plus tard pour en faire un roman de science-fiction.
J'
aime écrire tout ce qui me passe par la tête. Sur ce blog mais ailleurs aussi. J'ai toujours du papier et un crayon à porter de main pour noter des idées, des noms, des phrases... je ne sais plus qui a dit qu'il écrivait toujours, même quand il n'écrivait pas. C'est mon cas. Quand je ne mets pas de mot sur un papier, je les formule dans ma tête. Si je suis en face de vous et que je ne parle pas, vous pouvez être sûr que j'écris. Je suis en train de mettre en place une histoire par rapport à ce que je vois. Comme je l'ai dit dans un article précédent, j'observe beaucoup. Un mot, l'expression d'un visage, un regard... et c'est parti. Il m'en faut peu.
J'ai
2 sortes d'écritures. Quand je suis mal, dans mes périodes pas roses du tout (voire noires), j'écris surtout des nouvelles qui n'ont rien de très gaies... la plupart se terminent par une mort ou une séparation... Quand je vais bien, j'écris des histoires plus longues qui peuvent aller jusqu'au roman. Des histoires d'amour, de S-F ou fantastique et même un peu d'aventure. En ce moment je planche sur un style un peu heroic-fantasy sans aucune garantie que je le termine un jour. Malheureusement, je n'ai pas toujours le temps d'écrire même si j'en ai envie. Ecrire est une drogue mais je ne ferai jamais de cure pour m'en passer !
En g
énéral, j'écris plusieurs histoires en même temps. Pour tout vous dire (on est entre nous) en ce moment j'ai :
- une histoire d'amour dans l'Amérique de la guerre civile
-
l'histoire d'heroic-fantasy
-
le recopiage d'une histoire d'amour dans le désert tunisien
- un
roman d'anticipation
-
un truc un peu action mais qui n'est pas vraiment défini (j'envisage un fond de guerre israelo-palestinienne)
Sans par
ler des histoires que j'ai finies mais que je reprends et des nouvelles que j'écris régulièrement aussi.
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# Posté le dimanche 30 décembre 2007 12:12
Modifié le samedi 05 janvier 2008 13:39

Petit poème

Petit poème
Voici ce que tout enfant devrait entendre pour grandir. La dernière strophe est la meilleure bien sûr. Pour les féministes... comprenez "mon fils" en terme générique ;o)

Tu seras un homme, mon fils

Si t
u peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et
sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans
un geste et sans un soupir ;

Si
tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peu
x être fort sans cesser d'être tendre,
et,
te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots,
E
t d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans ment
ir toi-même d'un mot ;

Si tu pe
ux rester digne en étant populaire,
S
i tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sa
ns qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu s
ais méditer, observer et connaître,
Sans jama
is devenir sceptique ou destructeur,
Rêver
, mais sans laisser ton rêve être ton maître
Penser,
sans n'être qu'un penseur ;

Si t
u peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu p
eux être bon, si tu sais être sage,
Sans être
moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et rec
evoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu
peux conserver ton courage et tate,
Qua
nd tous les autres les perdront ;

Alo
rs, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à
tout jamais tes esclaves soumis,
E
t, ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,
Tu se
ras un homme, mon fils.
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# Posté le dimanche 30 décembre 2007 11:45

J'aime les gens... de loin...

J'aime les gens... de loin...
J'aime observer les gens. Non je ne suis pas adepte du voyeurisme. J'aime juste regarder les gens vivre.
Je va
is dans la rue, dans un magasin ou à la fac, je marche ou je m'assoie et je regarde.
Il y a
ceux qui marchent vite, ceux qui ralentissent tout le monde, ceux qui flânent en regardant à droite à gauche et en l'air, ceux qui regardent les vitrines ou qui font semblant de lire les tracts, ceux qui prennent des photos de monuments ou de copains, ceux qui parlent fort et ceux qu'on entend à peine, ceux qui commentent un événement passé, ceux qui se lamentent sur un événement futur, ceux qui chantent, sifflent ou dansent sans se préoccuper des autres qui les regardent, ceux qui pensent que tout le monde les regarde et ceux qui ne se rendent pas compte qu'ils sont ridicules.

J'a
ime aussi écouter les pas.
L
es talons qui résonnent sur le parquet ou les pavés, les rangers qui couinent sur le lino, les claquettes qui claquent... partout. J'aime les pas rapides et les lents aussi. Les lourds, les légers, les développés, les resserrés, les sautillant ou les tapotant des impatients.

J'aime entendre parler les gens. Les confidences un peu trop fortes, les conseils, les histoires drôles ou tristes, les anecdotes de bureau, les mises en scène, les plaintes, les insultes dans le dos ou face à face et qui dégénèrent en prise de becs. J'aime les gens qui se plaignent de trop travailler et qui ferment à 16h et ceux qui pensent en avoir trop dit mais qui continuent quand même. J'aime les "je te raconte pas !" suivis de l'histoire à ne pas raconter.

J'aim
e aussi le silence d'une rue vide, le soir, peu après la fermeture des magasins. J'aime quand il se met à pleuvoir, que le monde accélère tout autour de moi et que moi je ralentis. J'aime la neige parce qu'elle absorbe les sons, que les voitures arrêtent de rouler et que le bruit des moteurs est remplacé par les cris des enfants qui font une bataille de boules de neige.

F
inalement, j'aime la vraie vie, celle que l'on a tous les jours en face de soit mais qu'on ne prend plus la peine de regarder.
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# Posté le dimanche 30 décembre 2007 06:08
Modifié le samedi 05 janvier 2008 13:37